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 MessagePublié: Ven Mars 12, 2010 8:24 am 
Seigneur de la Causerie

Inscrit le: 23 Avr 2004
jeudi 11 mars 2010
Système de santé au Québec (1): De grâce, pas un nouveau sommet!
( Blogue de Joanne Marcotte, Réalisatrice du film Illusion tranquille )


J'entends de plus en plus de voix qui expriment le souhait qu'ait lieu au Québec un nouveau Sommet sur la santé. Or, la pire chose que le gouvernement pourrait faire serait d'organiser un sommet. L'autre pire chose serait de continuer à faire croître les dépenses publiques en santé au rythme actuel de 6%.


Cela ne veut pas dire qu'il faille diminuer les dépenses totales en santé. Cela veut simplement dire qu'il faut trouver d'autres sources de revenus, privées celles-là, pour absorber la croissance des coûts de santé qui inévitablement frappera le Québec comme l'ensemble des pays de l'OCDE, mais plus particulièrement le Québec à cause du taux de vieillissement accéléré de sa population.


Pourquoi pas un sommet?


Parce qu'après les rapports Rochon, Clair, Ménard et Castonguay (auquel j'ai participé), les problèmes sont connus. Archi-connus. Et que pour l'essentiel, une grande partie des problèmes relève 1) de cette guerre idéologique public-privé qui bloque toute innovation, et 2) des luttes corporatistes qui nuisent à une organisation efficace et optimale du travail.


Et ce n'est pas un sommet qui va régler ça. Au contraire! Sommes-nous à ce point naîfs pour ne pas y voir le risque, sinon la certitude, que soit "hijacké" ce sommet aux intentions louables, par les groupes d'intérêts, syndicaux et autres? Voulons-nous vraiment leur donner encore une fois une occasion de co-gouverner le Québec? Je dis non. Plutôt, je dis au gouvernement: écoutez le peuple. Il est ouvert aux solutions innovatrices, et lisez les sondages: le peuple comme dans d'autres domaines, est bien en avance sur ses élites.


Non. Les solutions ne viendront pas d'un sommet mais résident chez les professionnels eux-mêmes, sur le terrain, à la condition qu'ils aient les mains libres de toute contrainte technocratique, corporatiste et syndicale. Libérez ces gens et on verra bien ce dont ils sont capables. Autrement, de grâce, permettez que soit tentée une expérience d'hôpital privé (à but non lucratif, pour ne pas trop faire "freaker" les bien-pensants sociaux-démocrates)


Quelle expérience extraordinaire cela pourrait constituer! Un financement à l'activité où le patient est un revenu et non une dépense, des gestionnaires libérés des contraintes politiques imposées par le ministère mais responsables et imputables de la qualité des soins dispensés dans leur établissement, des médecins engagés envers leur institution, des professionnels libérés des contraintes des conventions collectives et ayant le loisir d'organiser les équipes de travail de la façon la plus optimale qui soit. Vous imaginez le défi? Et les leçons que nous pourrions en tirer?


À mon avis, et j'en suis certaine, cette concurrence est maintenant nécessaire et essentielle. Les preuves sont faites: le monopole en santé ne livre pas la marchandise et est perpétuellement en crise. Si ça marchait, on le saurait!


Et de la même façon que les écoles privées au Québec ont "botté" le derrière des écoles publiques, je crois que nous apprendrions beaucoup à faire un essai de ce genre dans le milieu de la santé. Le besoin d'un nouveau centre de services existe: à Laval comme en Montérégie. Aux élites médicales, pourquoi ne pas proposer un tel projet aux Québécois au lieu de proposer de taxer les bouteilles d'eau? Voilà ce qu'on attend de vous: d'être des éclaireurs, des réformateurs, des contestataires, oui, mais des défenseurs des patients avant toute autre chose.


Allez! Foncez! Après tout, on a construit les barrages de la Baie James! Pourquoi pas rêver? Quant aux partisans du statu quo, je leur demande: "De quoi avez-vous peur?
__________


Pour les intéressés, laissez-moi vous rappeler quelques notes que j'avais prises lors des consultations du Comité Castonguay. La plupart des commentaires qui suivent ne sont pas de moi. Ils proviennent de gens qui ont défilé devant les membres du comité, de gens oeuvrant dans le système de santé et de spécialistes: en économie de la santé, en organisation du travail, etc.


Attention aux oreilles sensibles: beaucoup de ces constats portant spécifiquement sur l'organisation du travail sont soit tabous, soit niés.
Les hôpitaux anglophones font mieux que les hôpitaux francophone
Les hôpitaux anglophones ont de fort taux de rétention de leur personnel que les hôpitaux francophones. Donc moins de roulement de personnel au niveau des infirmières et moins de roulement de personnel pour ce qui est des directeurs des soins infirmiers - Infirmière d'expérience
De plus en plus d'intervenants expriment à voix haute que la source de tous les problèmes se résume à la liberté et l'autonomie de pratique du corps médical
Les professionnels de la santé (particulièrement les infirmières), en adhérant aux principes de l’ancienneté, ont créé leur propre malheur en intéressant les plus jeunes à choisir les agences privées, faute de pouvoir obtenir des horaires intéressants
Les conventions collectives rigidifient l'organisation du travail - Représentante du corps infirmier
Qu’il y a une guerre idéologique dans le système de santé qui génère hypocrisie et dont le résultat est la profusion de voies de contournement du système "officiellement" public
Que malgré un discours voulant privilégier la 1ère ligne, on n’a pas mis en place les conditions pour assurer son succès : financement, présence de jeunes médecins, infirmières. Pourquoi? Parce que cette première ligne est "privée" et que les idéologues de gauche considèrent qu'il vaut mieux financer une offre publique de 1ère ligne: les CLSC
Ce qui fait mal à Montréal, ce sont les CLSC qui embauche du personnel de 8 à 4
Les spécialistes font trop de 1ère ligne, les omnipraticiens réfèrent trop aux spécialistes, mais ne délèguent pas assez aux infirmières, les infirmières veulent hériter des tâches du médecin mais ne veulent pas déléguer aux infirmières-auxiliaires et préposés. Les préposés sont à bout de souffle. Bref, il y a un travail immense à faire pour faire faire « le bon service » par « la bonne personne ».
La pénurie des médecins pourrait être compensée par l'ajout d'efficience - Représentant du corps médical
Les résidents font leur stage ailleurs parce que le plan d'effectifs est trop contraignant
50% des visites à l'urgence pourraient se faire ailleurs - Ancien directeur d'agence
Ce n’est pas une question de structures, c’est une question de culture. Dans l’administration publique, l’harmonie est la valeur dominante et non l’efficience. - Représentant de médecins
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Prière et chant religieux
la-voute-f46/prieres-et-chants-religieux-t67717.html

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 MessagePublié: Ven Mars 12, 2010 9:06 am 
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Immortel du Domaine

Inscrit le: 07 Déc 2009
.anthurium. a écrit:
jeudi 11 mars 2010
Système de santé au Québec (1): De grâce, pas un nouveau sommet!
( Blogue de Joanne Marcotte, Réalisatrice du film Illusion tranquille )


J'entends de plus en plus de voix qui expriment le souhait qu'ait lieu au Québec un nouveau Sommet sur la santé. Or, la pire chose que le gouvernement pourrait faire serait d'organiser un sommet. L'autre pire chose serait de continuer à faire croître les dépenses publiques en santé au rythme actuel de 6%.

Selon moi, énoncé vrai


Cela ne veut pas dire qu'il faille diminuer les dépenses totales en santé. Cela veut simplement dire qu'il faut trouver d'autres sources de revenus, privées celles-là, pour absorber la croissance des coûts de santé qui inévitablement frappera le Québec comme l'ensemble des pays de l'OCDE, mais plus particulièrement le Québec à cause du taux de vieillissement accéléré de sa population.


Pourquoi pas un sommet?


Parce qu'après les rapports Rochon, Clair, Ménard et Castonguay (auquel j'ai participé), les problèmes sont connus. Archi-connus. Et que pour l'essentiel, une grande partie des problèmes relève 1) de cette guerre idéologique public-privé qui bloque toute innovation, et 2) des luttes corporatistes qui nuisent à une organisation efficace et optimale du travail.

Aussi vrai, à noter que les luttes corposatistes qui ont du pouvoir sont majoritairement au niveau des médecins



Et ce n'est pas un sommet qui va régler ça. Au contraire! Sommes-nous à ce point naîfs pour ne pas y voir le risque, sinon la certitude, que soit "hijacké" ce sommet aux intentions louables, par les groupes d'intérêts, syndicaux et autres? Voulons-nous vraiment leur donner encore une fois une occasion de co-gouverner le Québec? Je dis non. Plutôt, je dis au gouvernement: écoutez le peuple. Il est ouvert aux solutions innovatrices, et lisez les sondages: le peuple comme dans d'autres domaines, est bien en avance sur ses élites.


Le bout que je déteste dans ce genre de texte idéologique, on n'explique jamais le ''autre'', étrangement. Mais bon, metton que encore, on pourrait y adérer à cet énoncé

Non. Les solutions ne viendront pas d'un sommet mais résident chez les professionnels eux-mêmes, sur le terrain, à la condition qu'ils aient les mains libres de toute contrainte technocratique, corporatiste et syndicale. Libérez ces gens et on verra bien ce dont ils sont capables. Autrement, de grâce, permettez que soit tentée une expérience d'hôpital privé (à but non lucratif, pour ne pas trop faire "freaker" les bien-pensants sociaux-démocrates)

Et voilà, c'est certain que le texte s'en allait vers ça, avec toujours les mêmes maudites petits insinuations qui coupe le gout de poursuivre une lecture, mais poursuivons quand même.

Quelle expérience extraordinaire cela pourrait constituer! Un financement à l'activité où le patient est un revenu et non une dépense, des gestionnaires libérés des contraintes politiques imposées par le ministère mais responsables et imputables de la qualité des soins dispensés dans leur établissement, des médecins engagés envers leur institution, des professionnels libérés des contraintes des conventions collectives et ayant le loisir d'organiser les équipes de travail de la façon la plus optimale qui soit. Vous imaginez le défi? Et les leçons que nous pourrions en tirer?


À mon avis, et j'en suis certaine, cette concurrence est maintenant nécessaire et essentielle. Les preuves sont faites: le monopole en santé ne livre pas la marchandise et est perpétuellement en crise. Si ça marchait, on le saurait!


Et de la même façon que les écoles privées au Québec ont "botté" le derrière des écoles publiques, je crois que nous apprendrions beaucoup à faire un essai de ce genre dans le milieu de la santé. Le besoin d'un nouveau centre de services existe: à Laval comme en Montérégie. Aux élites médicales, pourquoi ne pas proposer un tel projet aux Québécois au lieu de proposer de taxer les bouteilles d'eau? Voilà ce qu'on attend de vous: d'être des éclaireurs, des réformateurs, des contestataires, oui, mais des défenseurs des patients avant toute autre chose.


Allez! Foncez! Après tout, on a construit les barrages de la Baie James! Pourquoi pas rêver? Quant aux partisans du statu quo, je leur demande: "De quoi avez-vous peur?
__________


Pour les intéressés, laissez-moi vous rappeler quelques notes que j'avais prises lors des consultations du Comité Castonguay. La plupart des commentaires qui suivent ne sont pas de moi. Ils proviennent de gens qui ont défilé devant les membres du comité, de gens oeuvrant dans le système de santé et de spécialistes: en économie de la santé, en organisation du travail, etc.


Attention aux oreilles sensibles: beaucoup de ces constats portant spécifiquement sur l'organisation du travail sont soit tabous, soit niés.

Les hôpitaux anglophones font mieux que les hôpitaux francophone

En gestion des ressources humaines autre que les médecins, effectivement, c'est reconnu. Mais pas en expertise, en spécialité, en soins, en recherche, les deux milieux s'équivale

Les hôpitaux anglophones ont de fort taux de rétention de leur personnel que les hôpitaux francophones. Donc moins de roulement de personnel au niveau des infirmières et moins de roulement de personnel pour ce qui est des directeurs des soins infirmiers - Infirmière d'expérience
De plus en plus d'intervenants expriment à voix haute que la source de tous les problèmes se résume à la liberté et l'autonomie de pratique du corps médical


Egalement reconnu dans le milieu, la raison est qu'en milieu anglophone, il y a 2 quarts de travaille et non, 3.... c'est des chiffres de 12 heures.... donc, besoin de 1/3 de moins de personnel

Les professionnels de la santé (particulièrement les infirmières), en adhérant aux principes de l’ancienneté, ont créé leur propre malheur en intéressant les plus jeunes à choisir les agences privées, faute de pouvoir obtenir des horaires intéressants

Première foutaise, puisque cette notion/règle est identique dans le milieu anglophone

Les conventions collectives rigidifient l'organisation du travail - Représentante du corps infirmier

Il y a des conventions collectives extrêmement rigides dans les milieux anglophone, deuxieme foutaise

Qu’il y a une guerre idéologique dans le système de santé qui génère hypocrisie et dont le résultat est la profusion de voies de contournement du système "officiellement" public
Que malgré un discours voulant privilégier la 1ère ligne, on n’a pas mis en place les conditions pour assurer son succès : financement, présence de jeunes médecins, infirmières. Pourquoi? Parce que cette première ligne est "privée" et que les idéologues de gauche considèrent qu'il vaut mieux financer une offre publique de 1ère ligne: les CLSC
Ce qui fait mal à Montréal, ce sont les CLSC qui embauche du personnel de 8 à 4

Les spécialistes font trop de 1ère ligne, les omnipraticiens réfèrent trop aux spécialistes, mais ne délèguent pas assez aux infirmières, les infirmières veulent hériter des tâches du médecin mais ne veulent pas déléguer aux infirmières-auxiliaires et préposés. Les préposés sont à bout de souffle. Bref, il y a un travail immense à faire pour faire faire « le bon service » par « la bonne personne ».

Aussi vrai, mais idem dans les milieux anglphones

La pénurie des médecins pourrait être compensée par l'ajout d'efficience - Représentant du corps médical

Les résidents font leur stage ailleurs parce que le plan d'effectifs est trop contraignant

Un résident qui veut travailler en milieu hospitalier de grands-centre universitaire, n'ont pas le choix de faire le stage ailleurs... cela s'appelle un felloy, ils douvent aller chercher une expertise quelque part dans le monde, et la ramener dans leur milieu, et cela, anglophone ou francophone = même règle

50% des visites à l'urgence pourraient se faire ailleurs -

Vrai, mais encore une fois, idem milieu anglophone que francophone


Ce n’est pas une question de structures, c’est une question de culture. Dans l’administration publique, l’harmonie est la valeur dominante et non l’efficience. - Représentant de médecins



Comme on l'ai dit quelque part dans le Dome, c'est vraiment plate de lire des opinions qui sont toujours basées sur une simlpe idéologie, on dit les choses pour orienter celle qu'on défend, à la manière que cela nous avantage, plutôt que de regarder les choses le plus objectivement possible... et en retirer les solutions les plus efficace, que celles-ci appartiennent à l'un ou l'autre des modes de pensés.

C'est étrange de lire un texte qui dénonce la gestion basé sur le l'idéologie.... mais qui est lui-même totalement idéologique...... m'enfin.....


Légende: Citation du texte que je commente

Mes commentaires


Dernière édition par Placeress le Ven Mars 12, 2010 9:20 am, édité 3 fois au total.
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 MessagePublié: Ven Mars 12, 2010 12:06 pm 
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Intronisé au Panthéon

Inscrit le: 28 Jan 2009
Localisation: Près d'un lac
Montréal
Yves Bolduc propose la construction d’un nouvel hôpital
Agence QMI Jean Nicolas Aubé
12/03/2010 11h40

MONTRÉAL - À l’heure où le système de santé québécois traverse une véritable crise, le ministre de la Santé, Yves Bolduc estime que dans la région de Montréal la solution se trouve notamment dans la construction d’un nouvel hôpital.

Fortement critiqué depuis deux semaines par divers acteurs du domaine de la santé, le représentant du gouvernement s’est dit, vendredi, conscient qu’il y avait un manque réel de lits de courte durée dans la métropole.

De passage sur le plateau de l’émission Mongrain à LCN, le ministre a affirmé qu’il fallait donc construire un nouvel hôpital dans l’est de la ville pour répondre à la demande.

Alors qu’il existe déjà deux projets de mégas-hôpitaux à Montréal, Yves Bolduc a tout d’abord lancé qu’«à Montréal, mon impression de clinicien, c’est qu’il manque de lits de courte durée. Les besoins de Montréal sont présents. Dans l’est de Montréal, il y a 600 000 de population et il n’y a que l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont».

«Ce matin à 8h, j’étais encore en discussion avec notre équipe pour qu’on ouvre des lits et la conclusion qu’on a, c’est qu’il faut un nouvel hôpital. Le plan qu’on a pour Montréal, c’est de reconstruire un hôpital dans l’est. Ça n’a rien à avoir avec le gros CHUM», précise le politicien.

«À Montréal, on a une grande augmentation du volume d’activité, on a une problématique particulière. Quand vous allez dans certains secteurs de Montréal, c’est pire, particulièrement dans l’Est particulièrement à cause du manque de ressources. Au mois d’août, ça a été demandé l’année dernière. Il faut maintenant le construire.»

À savoir où exactement serait construit ce «nouvel hôpital», aucune mention n’a été faite par Yves Bolduc, ce dernier se contentant de dire qu’«en temps et lieu, les gens seront informés».
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/a ... 14015.html
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 MessagePublié: Ven Mars 12, 2010 12:41 pm 
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Immortel du Domaine

Inscrit le: 07 Déc 2009
J'ai entendu ça ce matin... je veux bien, effectivement, il en manque 1, 2 et même 3.... mais le personnel pour y travailler dans ces hôpitaux..... ils vont venir avec.... :sarcastic:

Puet-être que les PPP ont des solutions miracles qu'on ne sait pas.... :sarcastic:
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 MessagePublié: Ven Mars 12, 2010 11:05 pm 
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Immortel du Domaine

Inscrit le: 13 Nov 2003
Localisation: Laurentides
Anya a écrit:
Montréal
Yves Bolduc propose la construction d’un nouvel hôpital
Agence QMI Jean Nicolas Aubé
12/03/2010 11h40

MONTRÉAL - À l’heure où le système de santé québécois traverse une véritable crise, le ministre de la Santé, Yves Bolduc estime que dans la région de Montréal la solution se trouve notamment dans la construction d’un nouvel hôpital.

Fortement critiqué depuis deux semaines par divers acteurs du domaine de la santé, le représentant du gouvernement s’est dit, vendredi, conscient qu’il y avait un manque réel de lits de courte durée dans la métropole.

De passage sur le plateau de l’émission Mongrain à LCN, le ministre a affirmé qu’il fallait donc construire un nouvel hôpital dans l’est de la ville pour répondre à la demande.

Alors qu’il existe déjà deux projets de mégas-hôpitaux à Montréal, Yves Bolduc a tout d’abord lancé qu’«à Montréal, mon impression de clinicien, c’est qu’il manque de lits de courte durée. Les besoins de Montréal sont présents. Dans l’est de Montréal, il y a 600 000 de population et il n’y a que l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont».

«Ce matin à 8h, j’étais encore en discussion avec notre équipe pour qu’on ouvre des lits et la conclusion qu’on a, c’est qu’il faut un nouvel hôpital. Le plan qu’on a pour Montréal, c’est de reconstruire un hôpital dans l’est. Ça n’a rien à avoir avec le gros CHUM», précise le politicien.

«À Montréal, on a une grande augmentation du volume d’activité, on a une problématique particulière. Quand vous allez dans certains secteurs de Montréal, c’est pire, particulièrement dans l’Est particulièrement à cause du manque de ressources. Au mois d’août, ça a été demandé l’année dernière. Il faut maintenant le construire.»

À savoir où exactement serait construit ce «nouvel hôpital», aucune mention n’a été faite par Yves Bolduc, ce dernier se contentant de dire qu’«en temps et lieu, les gens seront informés».
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/a ... 14015.html


:sarcastic: :sarcastic: :sarcastic:

Crissssss de cave...........il va le trouver où le personnel?????????

Déjà qu'on en manque partout à travers le Québec :gla: non mais tsé.......3.7 millions de $$$$$ payé en temps supplémentaire obligatoire en 2009 à cause du manque de personnel régulier.....................................

:non2: :non2: :non2:

Ki commence donc par le point de départ pis après y f'ra construire des hopitaux........avec du staffff

Définitivement, le Ministre Bolduc se croit au pays des merveilles :sarcastic:
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 MessagePublié: Ven Mars 12, 2010 11:11 pm 
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Immortel du Domaine

Inscrit le: 13 Nov 2003
Localisation: Laurentides
Paraît que pas très loin de chez moi, on veut construire un CHSLD

FINE :top:.......... mais où ça «BUG» c'est que cette construction servirait à reloger les patients de 2 centres déjà existants :eek: :eek: :eek:

Les 2 centres déjà existants serviraient de bureaux administratifs......... .........Non mais K-lisssssssss, administrer quoi au juste?????? :chepa:

Y'ont déjà d'la misère à s'administrer tsé :gla:
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 MessagePublié: Ven Mars 12, 2010 11:18 pm 
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Immortel du Domaine

Inscrit le: 13 Nov 2003
Localisation: Laurentides
Et en passant..........si vous êtes tannés de payer via vos impôts et/ou taxes pour du PAS de service convenable (appelez ça comme vous voulez), vous pouvez venir manifester votre mécontentement avec nous le 20 mars prochain à Montréal.

À compter de midi, Place du Canada, angle Peel et René-Lévesque Ouest

On vous attend en grand nombre.............parce que vous aussi, vous en avez ras-le bol
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 MessagePublié: Dim Mars 14, 2010 4:07 pm 
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Caïd de la Causette

Inscrit le: 02 Avr 2009
clue a écrit:
Et en passant..........si vous êtes tannés de payer via vos impôts et/ou taxes pour du PAS de service convenable (appelez ça comme vous voulez), vous pouvez venir manifester votre mécontentement avec nous le 20 mars prochain à Montréal.

À compter de midi, Place du Canada, angle Peel et René-Lévesque Ouest

On vous attend en grand nombre.............parce que vous aussi, vous en avez ras-le bol

Merci de nous en informer! :) :top:
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A thing of beauty is a joy for ever / Its loveliness increases; it will never / Pass into nothingness (John Keats)

 MessagePublié: Lun Mars 15, 2010 10:23 am 
Seigneur de la Causerie

Inscrit le: 23 Avr 2004
Système de santé au Québec (2) : Assez, c'est assez!
(suite blogue de Joanne Marcotte)

À un moment où le Québec est la 5e nation la plus endettée sur la planète (94% du PIB vs. 102,6% pour la Grèce), où le fardeau fiscal des contribuables est un des plus élevés en Amérique du nord sinon le plus élevé et où la population active diminuera à compter de 2013-14, voilà que les lobbies et les groupes d'intérêts n'en ont rien à cirer et exigent encore davantage du payeur de taxes...
Le Front commun pour le renouvellement des conventions collectives représentant 475 000 employés du secteur public demande des augmentions de 3,75% par année.
La Fédération des médecins spécialistes (FMSQ) s'offre des publicités télé pour suggérer au gouvernement une façon d'augmenter les revenus des spécialistes.
La Fédération des médecins de famille (FMOQ) évalue à 430 millions $ les investissements nécessaires pour donner à la médecine familiale le coup de barre qu'il réclame.
Aux montréalais, les cols bleus exigent une augmentation de salaires de 9,3% sur quatre ans, alors que les contribuables de la Ville contribuent pour 1 670 $ par année à leur assurance collective! (20 millions $)


Une gang de malades, oui!


Parallèlement à tout ce cirque, on apprend que:
le Dossier électronique (Dossier santé du Québec - DSQ) au coût de 563 millions dont 260 millions proviennent du Québec vogue vers la catastrophe et est à toute fin pratique au point mort.
Du côté des urgences des hôpitaux, le "directeur national" (c'est beau hein?) des urgences démissionne. Il semble qu'il ne s'entendait pas avec la bureaucratie ministérielle (Peut-on s'en surprendre?)
Ah oui... hier, les infirmières manifestaient leur inquiétude et réclamaient de meilleures conditions de travail.


C'est ti pas beau ça? Comme la chanson le dit: Tout le monde est malheureux, tam-di-de-li-di-dam!


Et tout cela se traduit inévitablement par des augmentations de financement public du système de santé, dépenses qui sont passées de 19,1 milliards à 26,9 milliards depuis l'arrivée des libéraux en 2003-04 et qui accaparent tout près de 45% des dépenses de programmes. Comme c'est simple et facile!


Je ne sais si vous comprenez la même chose que moi, mais on sait aujourd'hui que la réinjection de nouvelles sommes provenant du portefeuille public n'y changerait absolument rien. En fait, avant de concéder de ce côté, il vaudrait mieux s'ouvrir les yeux et prendre connaissance des commentaires qui suivent et qui ont été rapportés dans le cadre du Comité Castonguay. Vous me direz après avoir lu ça, si vous avez toujours le goût d'augmenter vos taxes et impôts pour ajouter au financement public de la santé...
___________
"Au Québec, on ne sait pas ce qu’on fait, comment on le fait, ni combien ça coûte": d'aucune façon n'est-il possible d'évaluer justement la performance des établissements, encore moins la qualité des soins dispensés par le système et le corps médical - Analystes en économie de la santé
Il n'y a pas de notion de "prix" ou de "coût" dans le système - Médecin
45% du budget du ministère de la santé et des services sociaux va au volet social (et non pas au volet "santé") - MSSS
Ici, on a deux méga-structures (Ministère et Agences) au lieu d'une seule comme ailleurs
30% des dépenses d'un hôpital ne sont pas reliées au "core business" - Ancien directeur d'hôpital (en sous-entendant qu'il y a des opportunités pour laisser à des entreprises plus efficaces les activités connexes)
20% à 30% des choses qui sont faites dans le système de santé ne sont pas pertinentes.- Spécialiste dans l'analyse des systèmes de santé
Il y a "urgence nationale" dans le développement du know-how des meilleures méthodes d'intervention - MSSS
"La mission du réseau devrait être de soigner et non pas d'héberger!" - Intervenant du MSSS - Rappelons que le programme
Il y a des gens qui se défont de leur patrimoine pour être admissibles dans les CHSLD publics à peu de frais pour eux-mêmes, ce qui implique que ce sont l'ensemble des contribuables qui en assument les frais
L'assurance médicaments est beaucoup trop généreuse
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Prière et chant religieux
la-voute-f46/prieres-et-chants-religieux-t67717.html

Notre famille compte un nouveau membre à aimer.

 MessagePublié: Lun Mars 15, 2010 10:24 am 
Seigneur de la Causerie

Inscrit le: 23 Avr 2004
vendredi 12 mars 2010
Système de santé au Québec (3) : Une solution

Comme on l'a vu tout au long des mandats du gouvernement Charest, la solution ne réside pas essentiellement dans l'injection de nouveaux fonds publics dans le gouffre du secteur de la santé. L'organisation du travail, le mode de financement des établissements, le mode de rémunération des médecins ainsi qu'une infrastructure solide de médecine famille amélioreraient beaucoup les choses. Cela dit, il reste que le secteur de la santé sera de plus en plus coûteux dans les années à venir. Qui va payer?


Au risque de décevoir les idéologues et partisans du monopole public en santé et des tenants de l'État payeur unique, il faut reconnaître que le financement public a atteint ses limites. En plus de "vampiriser les autres missions de l'État", comme le disait Madame Jérôme-Forget, la capacité de payer de la population active ne permet plus de soutenir des taux de croissance des dépenses publiques en santé de 6% par année. Voilà! Il faut se faire à l'idée. Continuer de débattre de cela est une perte de temps.


De plus, l'objectif d'un retour à l'équilibre budgétaire impose également un régime minceur corsé et il est utopique de croire que nous pourrions y arriver sans que le secteur de la santé n'y participe. Par ailleurs, même si l'on peine à le croire, il existe bel et bien une espace dans le secteur de la santé pour augmenter sa productivité et diminuer d'ici 5 ans le taux de croissance de la contribution publique à 3,9%.


Est-ce à dire que nous devrions pour autant rationner encore davantage les soins? Absolument pas. La proportion qu'occupe le secteur de la santé ira en augmentant, c'est indéniable. De plus, des problèmes structurels de financement existent bel et bien au Québec aux deux bouts du continuum de soins: dans la première ligne (les ciniques de médecine de famille) et dans les soins de longue durée, conséquences directes de notre régime hospitalo-centralisé. Pensons aux conséquences que cause l'occupation des lits de courte durée par des personnes en perte d'autonomie en attente de lieux d'hébergement.


L'argent au Québec va dans les hôpitaux, c'est clair. Et c'est LE problème.
Alors que 80% des chirurgies sont électives et qu'il serait plus efficace de recourir à des cliniques médicales spécialisées;
Alors qu'une grande partie des coûts sont engendrés par le suivi des maladies chroniques et que ce suivi pourrait être fait de façon beaucoup plus efficace dans les cliniques de médecine familiale ou directement dans les centres pour personnes âgées en perte d'autonomie;
Alors que les cliniques de première ligne sont sous-financées (je crois pour des raisons idéologiques - la première ligne relève du privé)


Les solutions pour financer et redynamiser le système de santé sont connues et existent dans presque tous les pays de l'OCDE.


Voici ce qui pourrait constituer une solution viable et durable. Aussi, elle respecte l'idée du pacte 50-50 qui repose sur le concept que l'État doit réduire le poids de ses dépenses publiques AVANT d'introduire une forme de taxation ou de financement privé additionnel de la part du citoyen.


1. Diminuer la croissance des dépenses publiques des CSSS


La croissance des dépenses publiques versées dans les CSSS doit diminuer de 6,5% à 3,9% sur une période de 5 ans. La clé du succès d’une telle diminution repose sur une révision du panier de services, l'introduction de soins à frais partagés et un meilleur financement privé des cliniques de santé de première ligne. Cette mesure aurait pour effet de plafonner la proportion des dépenses publiques de programmes allouée au secteur de la santé et services sociaux.


2. Permettre l’ajout de financement privé pour les cliniques de santé de première ligne


Les cliniques de santé doivent pouvoir percevoir directement une cotisation annuelle de la part des familles qui y sont inscrites (ex : 100 $ par année). Cette nouvelle cotisation privée permettrait aux cliniques de se prévaloir de plateaux diagnostics, d’embaucher du personnel infirmier et d’augmenter la rémunération des omnipraticiens qui y oeuvrent. Dorénavant, tout suivi des maladies chroniques devra se faire dans les cliniques de santé et non plus à l'hôpital.


Remarquez que cette solution diffère de ce qui était recommandé par le Comité Castonguay. Afin d'assurer que l'argent "ne se perde pas" dans les structures ministérielles, les nouveaux revenus générés ne sont pas versés dans le fonds consolidé, mais sont perçus directement par les cliniques de première ligne.


Cette solution répond également au besoin d'améliorer les conditions de travail et les conditions salariales des omnipraticiens sans l'ajout de fonds publics. Une franchise plus élevée pourrait être exigée dans le cas d'une visite à l'hôpital, question d'y ajouter un effet orienteur vers les cliniques médicales de première ligne.


3. Inciter les citoyens à se prévaloir d’une assurance privée pour les soins de longue durée


L’État à même les impôts d’une population active qui diminue, ne peut plus se permettre d’absorber les coûts des centres d’hébergement publics. Selon les dires mêmes du ministère: "Notre mission, c'est de soigner et non pas d'héberger". Aussi, il est trop tard pour penser à une ‘Caisse santé’ ou ‘Caisse vieillesse’. Des incitatifs fiscaux doivent encourager les citoyens eux-mêmes, à se munir d’une assurance individuelle pour soins de longue durée.


4. Permettre la pratique mixte et le financement mixte des soins spécialisés


On doit cesser l'hypocrisie entourant la pratique mixte des médecins spécialistes. Ainsi, l'on devra accélérer l'adoption du projet de loi 34 en établissant des exigences correctes mais réalistes, adopter le projet de loi portant sur la mixité de la pratique (et endossé par les trois fédérations médicales), et permettre l'ajout de financement privé.


Cette solution répond aux demandes d'augmentations de revenus exprimées par la FMSQ sans l'ajout de fonds publics.


5. Revoir le régime d'assurance médicaments


Le régime d'assurance médicaments est inéquitable. À la manière de la Régie des rentes, un énorme transfert intergénérationnel est fait de la classe moyenne et des plus jeunes vers les personnes plus âgées qui dans bien des cas, auraient les moyens d'absorber une portion plus importante de leur consommation de médicaments. En fait, le programme d'assurance médicaments est aux personnes âgées ce que le programme de garderie à 7$ est aux familles: inéquitable, injuste, trop coûteux.


6. Permettre la création d’un hôpital privé sans but lucratif


De la même façon que les écoles privées ont tracé la voie aux écoles publiques et leur ont permis d’innover, la création d’un hôpital privé donnerait la latitude à une équipe de gestionnaires, de médecins et de personnel soignant d’innover et d’orchestrer une meilleure organisation du travail plus efficiente, libre des contraintes des conventions collectives actuelles et de la bureaucratie gouvernementale. Ces hôpitaux seront financés sur une base de services rendus plutôt que sur la base de budgets historiques, permettront la pratique mixte dans leurs établissements et bénéficieraient ainsi d'un financement mixte.


Voilà. Nous pourrions discuter, organiser des sommets, négocier tant qu'on voudra. Tant que nous nous soumettrons à la chapelle des monopoles publics en santé, on n'y arrivera pas. Soit dit en passant, les solutions ci-haut mentionnées respectent la Loi canadienne sur la santé et répondent justement au jugement Chaoulli de la Cour suprême du Canada.


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 MessagePublié: Lun Mars 15, 2010 10:54 am 
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Nos infirmières en exil
Un hôpital rempli de Québécois
Éric Yvan Lemay
Le Journal de Montréal
15/03/2010 06h06



LAUSANNE - Un salaire qui peut atteindre 90 000 $, cinq semaines de vacances payées, logements meublés et postes à temps complet. Chaque année, des dizaines d'infirmières et d'infirmiers québécois se laissent séduire par le travail en Suisse.

Même s'il manque d'infirmières dans la province, le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) a recruté environ 600 infirmières québécoises depuis 10 ans.

Un certain nombre d'entre elles sont revenues au Québec. Mais selon des calculs faits l'an dernier, 250 personnes originaires de la Belle Province travaillent à temps plein dans l'établissement. C'est sans compter les infirmières qui travaillent dans d'autres établissements suisses.

Dans certains services du CHUV, il n'est pas rare de croiser trois ou quatre Québécois qui travaillent en même temps. Ils sont facilement reconnaissables à l'accent, même si plusieurs l'ont adapté pour mieux se faire comprendre des patients.

De l'argent pour voyager

Si le salaire et les conditions de travail sont alléchants, c'est d'abord la situation géographique enviable et le décor féerique de la Suisse qui attirent en premier. «Je suis folle de la montagne. Je ne pourrais plus m'en passer», dit Hélène Villeneuve, qui pratique le ski de randonnée en hiver et l'escalade en été.

Elle se défend bien d'avoir lâché ses consoeurs. «J'avais pas de job à Montréal. Je travaillais sur appel à l'Institut de cardiologie avant d'arriver en Suisse en septembre 1997. Ici, ils me donnaient mon horaire un mois à l'avance», dit-elle.

Cette stabilité, en plus du fait que la plupart des infirmières travaillent un maximum de quatre jours par semaine, permet de voyager. «On a la possibilité de faire de l'argent tout en voyageant», dit Pascalie Houde, qui a quitté un emploi à l'Hôtel-Dieu pour travailler en Suisse.

«La première année, on est allé à Paris, à Londres, en Corse, en Italie», énumère Ludovic Aubin, de Saint-Jérôme, qui habite à Lausanne depuis deux ans avec sa femme Jacinthe, elle aussi infirmière.

Environnement de travail agréable

Le nouveau papa apprécie aussi le vélo dans les cols de montagne.

Au-delà des loisirs, il dit avoir été agréablement surpris par l'efficacité suisse. Le CHUV, qui compte 8000 employés, permet des horaires flexibles et il n'y a pas d'heures supplémentaires obligatoires. «Le CHUV, c'est comme le CHUM qu'on n'a pas (encore) réussi à faire. Au début, j'étais sceptique, mais ça fonctionne bien», dit celui qui a notamment travaillé à l'Hôpital Notre-Dame.

Avec la naissance de son petit Matthias, il y a quelques jours, il reviendra au Québec en juillet.

Comme lui, plusieurs Québécois reviennent après deux ou trois ans, parfois après quelques mois. D'autres se sont installés et ont même décidé d'élever leurs enfants en Suisse.

En Suisse depuis 20 ans

Serge Gallant, lui, songe même à demander la nationalité suisse, afin de pouvoir voter aux élections, entre autres. Établi à Lausanne depuis 20 ans, cet infirmier de Montréal occupe aujourd'hui le poste d'adjoint au directeur des soins responsable de la formation continue.

«Toute ma vie adulte, je l'ai vécue ici. J'ai l'impression que je suis là où je dois être. Je ne m'imagine pas rentrer au Québec.»


« Un peu moins du tiers du personnel recruté à l'étranger par le CHUV vient du Québec, les autres proviennent surtout de France et de Belgique.»

QUELQUES-UNS DE NOS INFIRMIERS ET INFIRMIÈRES QUÉBÉCOIS EN SUISSE

Serge Gallant

45 ans - Originaire de Montréal - En Suisse depuis 20 ans «J'adore l'environnement. J'ai l'impression de vivre sur une carte postale. C'est comme si j'étais en voyage tous les jours.»

Geneviève Boutin

37 ans - Originaire de Montréal - En Suisse depuis un mois - «C'était un rêve de jeune fille de travailler en Suisse. Des films comme Heidi m'ont fait rêver de venir là.»

Ludovic Aubin

30 ans - Originaire de St-Jérôme - En Suisse depuis deux ans - «Quand on est venus ici (avec sa conjointe), c'était pour un minimum de deux ans. Sinon, ça ne valait pas la peine de vendre meubles et auto.»

Pascalie Houde

26 ans - Originaire de Mont-St-Grégoire - En Suisse depuis neuf mois - «Les médicaments ont des noms différents. C'est plus difficile comme changement que de changer d'hôpital au Québec.»

Julie Dussault

34 ans - Originaire de Laval - En Suisse depuis six ans - «En travaillant une nuit au privé, ça me permet de faire un petit extra de 550 francs suisses (environ 550 $) clair dans mes poches.»

Hélène Villeneuve

36 ans - Originaire de Gentilly - En Suisse depuis 12 ans - «Quand je retourne au Québec, après deux ou trois semaines, je m'ennuie des montagnes.»

Éliane Foucault

35 ans - Originaire de Victoriaville - En Suisse depuis 12 ans - «Être dans un grand centre universitaire me permet de progresser et c'est stimulant. La famille est toutefois ce qui me manque le plus.»

Patricia Santerre

43 ans - Originaire de Québec - En Suisse depuis 12 ans - «Au début, c'est des vacances perpétuelles. Tu visites une ville ou un pays d'Europe chaque mois.»

Maric Telmosse

44 ans - Originaire de Montréal - En Suisse depuis 15 ans - «Je ne vois pas ce que je ferais au Québec, comment je pourrais atterrir quelque part. Avec un amoureux en Suisse et une fillette, c'est plus compliqué aussi.»

Steve Blanchet

Originaire de Chapais - En Suisse depuis trois ans - «Tout le monde est égal. J'ai des vacances en été, ce que je n'avais jamais eu au Québec.»

Julie Biagé

41 ans - Originaire de Hull - En Suisse depuis 19 ans - «Je le conseille aux infirmières célibataires. C'est une expérience nouvelle de vie. Au départ, j'étais venue pour six mois et j'y suis toujours 19 ans plus tard.»

LES INFIRMIÈRES QUÉBÉCOISES EN SUISSE

* 60 par année
* 5 semaines de vacances
* Un salaire qui varie entre 75 000 $ et 90 000$
* 250 occupent un poste au Centre hospitalier universitaire vaudois

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/a ... 60617.html
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 MessagePublié: Lun Mars 15, 2010 11:48 am 
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Intronisé au Panthéon

Inscrit le: 28 Jan 2009
Localisation: Près d'un lac
Santé
Les médecins appuient les infirmières
Mise à jour : 15/03/2010 12h21

Dans un geste marquant, lundi, les syndicats de médecins, tant spécialistes qu'omnipraticiens, ont appuyé les revendications syndicales des infirmières.

Ce n'est pas tous les jours qu'on voit le président de la Fédération des médecins spécialistes Gaétan Barrette et le président de la Fédération des médecins omnipraticiens, Louis Godin, assis aux côtés de la présidente de la Fédération interprofessionnelle en santé, Régine Laurent, pour appuyer la cause de ces dernières.

Les deux représentants syndicaux des médecins ont confirmé que le principal problème qu'ils vivent à l'heure actuelle est la pénurie d'infirmières. Et s'il y a pénurie, c'est parce que leurs conditions de travail ne sont pas suffisamment intéressantes et qu'elles sont débordées et doivent faire des heures supplémentaires obligatoires, ont-ils convenu.

Au cours d'une rencontre avec la presse, les trois représentants syndicaux ont martelé que les solutions étaient connues et multiples et qu'il ne restait qu'à les appliquer: stabilisation des équipes de soins, création de postes à temps complet, reconnaissance des infirmières praticiennes, ordonnances collectives, présence d'infirmières dans les groupes de médecine familiale, développement des soins à domicile, etc.

Le tout, disent-ils, est une question de choix politiques.

( La Presse Canadienne)

http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/ ... 22015.html
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 MessagePublié: Lun Mars 15, 2010 12:02 pm 
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Immortel du Domaine

Inscrit le: 07 Déc 2009
Anya a écrit:
Santé
Les médecins appuient les infirmières
Mise à jour : 15/03/2010 12h21

Dans un geste marquant, lundi, les syndicats de médecins, tant spécialistes qu'omnipraticiens, ont appuyé les revendications syndicales des infirmières.

Ce n'est pas tous les jours qu'on voit le président de la Fédération des médecins spécialistes Gaétan Barrette et le président de la Fédération des médecins omnipraticiens, Louis Godin, assis aux côtés de la présidente de la Fédération interprofessionnelle en santé, Régine Laurent, pour appuyer la cause de ces dernières.

Les deux représentants syndicaux des médecins ont confirmé que le principal problème qu'ils vivent à l'heure actuelle est la pénurie d'infirmières. Et s'il y a pénurie, c'est parce que leurs conditions de travail ne sont pas suffisamment intéressantes et qu'elles sont débordées et doivent faire des heures supplémentaires obligatoires, ont-ils convenu.

Au cours d'une rencontre avec la presse, les trois représentants syndicaux ont martelé que les solutions étaient connues et multiples et qu'il ne restait qu'à les appliquer: stabilisation des équipes de soins, création de postes à temps complet, reconnaissance des infirmières praticiennes, ordonnances collectives, présence d'infirmières dans les groupes de médecine familiale, développement des soins à domicile, etc.

Le tout, disent-ils, est une question de choix politiques.

( La Presse Canadienne)

http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/ ... 22015.html




Disons que désolée, je prêche pour ma paroisse là....... mais maudit que je suis contente de ce mouve politique... :love: :love: :love: .... s'cusez... fallait que ça sorte.....
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 MessagePublié: Lun Mars 15, 2010 12:22 pm 
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Intronisé au Panthéon

Inscrit le: 28 Jan 2009
Localisation: Près d'un lac
Placeress a écrit:
[...]

Disons que désolée, je prêche pour ma paroisse là....... mais maudit que je suis contente de ce mouve politique... :love: :love: :love: .... s'cusez... fallait que ça sorte.....

:thumb:
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 MessagePublié: Lun Mars 15, 2010 5:15 pm 
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Immortel du Domaine

Inscrit le: 12 Déc 2003
Localisation: Près de Mountrial
Placeress a écrit:
[...]




Disons que désolée, je prêche pour ma paroisse là....... mais maudit que je suis contente de ce mouve politique... :love: :love: :love: .... s'cusez... fallait que ça sorte.....

Il était temps que les médecins s'en mèlent............faut dire que quand on coupe des lits un peu partout ,ç'est dans leurs poches qu'on coupent aussi :gla:
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 MessagePublié: Lun Mars 15, 2010 5:24 pm 
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Immortel du Domaine

Inscrit le: 07 Déc 2009
Rénatane a écrit:
[...]

Il était temps que les médecins s'en mèlent............faut dire que quand on coupe des lits un peu partout ,ç'est dans leurs poches qu'on coupent aussi :gla:



:lol:


C'est certain que c'est dans leur intérêt, et dans leur poche.. mais bon, pour une fois qu'on profite de quelque chose..... :gla:
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 MessagePublié: Lun Mars 15, 2010 6:27 pm 
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Seigneur de la Causerie

Inscrit le: 26 Juin 2005
Localisation: Saint-Eustache
et pour moi joanne marcotte a pu de crédibilité
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https://www.youtube.com/watch?v=x6_7Mbp76jU (ont lache rien) continuons le combat

 MessagePublié: Lun Mars 15, 2010 6:57 pm 
Seigneur de la Causerie

Inscrit le: 23 Avr 2004
Earendil a écrit:
et pour moi joanne marcotte a pu de crédibilité


Ça ça ne m'étonne pas. Ce qui m'étonne c'est qu'elle a déja eu pour toi de la crédibilité. :lol:
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Prière et chant religieux
la-voute-f46/prieres-et-chants-religieux-t67717.html

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 MessagePublié: Lun Mars 15, 2010 7:41 pm 
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Intronisé au Panthéon

Inscrit le: 28 Jan 2009
Localisation: Près d'un lac
Pierre Duhamel
La machine à créer des fonctionnaires
15/03/2010


Chaque nouveau gouvernement jure qu’il va gérer les fonds publics avec parcimonie et qu’il va s’engager résolument dans la réduction de la taille de l’État. Pourtant, le Canada créé des fonctionnaires à la tonne et le Québec est spécialement doué quand il s’agit de grossir la machine étatique.

Depuis 10 ans, il y a 532 200 employés de plus dans le secteur public au Canada, une hausse de 30 %. En 2009, 3,6 millions de personnes, soit 21 % des travailleurs, étaient à l’emploi d’un gouvernement, d’une administration ou d’une société d’État.

Pendant cette période, la machine étatique québécoise s’est alourdie. Le Québec compte 181 000 employés du secteur public de plus qu’en 2000. À lui seul, le Québec a créé un nouveau poste de fonctionnaire sur trois au pays. Le nombre d’employés a crû de 114 000 entre 2000 et 2003, sous le gouvernement du Parti Québécois, et de 67 000 depuis l’élection du gouvernement libéral.

C’est d’autant plus désolant que les libéraux avaient fait de la réingénierie de l’État un engagement électoral. Non seulement l’État a continué de grossir, mais les emplois créés ne l’ont pas été au bon endroit. Dans le domaine de la santé, nous apprend Paul Larocque dans son reportage à TVA, le nombre d’infirmières est en hausse de 5,4 % depuis 2003, le nombre de médecins de 7,2 % alors que le nombre de fonctionnaires a bondi de 19,3 %. Le Québec a besoin de gens sur la ligne de front, pas dans les bureaux !

Tous les États et toutes les juridictions devront freiner la croissance de leur fonction publique au cours des prochaines années. 42 États américains ont commencé à faire le ménage en coupant des postes, en gelant les embauches et même en diminuant les salaires. En Californie, les employés de l’État ont des congés non payés quelques jours par mois parce qu’on a plus l’argent pour les rémunérer. Au Québec, les leaders syndicaux exigent des augmentations de 11,25 % sur trois ans.

Pourtant le Québec n’est pas très riche. Le gouvernement n’arrive plus à équilibrer ses comptes. Le déficit pour l’exercice en cours approchera des 5 milliards de dollars et on s’attend à la même chose en 2010-2011. Depuis 2003, le gouvernement Charest maintient une certaine illusion grâce à l’augmentation des transferts fédéraux – 5 milliards de dollars depuis 2003 – et au gonflement de la dette – 37 milliards depuis la venue des libéraux.

La situation est devenue intenable. Le gouvernement Charest aura-t-il le courage de mettre le pied sur la pédale de frein ? Sinon, nous allons directement sur le mur.

http://duhamel.argent.canoe.ca/non-clas ... ionnaires/
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 MessagePublié: Lun Mars 15, 2010 7:50 pm 
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Seigneur de la Causerie

Inscrit le: 26 Juin 2005
Localisation: Saint-Eustache
non meme pas depuis son illusion tranquille pour moi elle en a jamais eu de crédibilité
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https://www.youtube.com/watch?v=x6_7Mbp76jU (ont lache rien) continuons le combat

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