Deux morts et cinq blessés dans le Vieux-Québec

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Placeress
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Re: Deux morts et cinq blessés dans le Vieux-Québec

Message par Placeress »

Cessons de les glorifier involontairement

PATRICK LAGACÉ
LA PRESSE

Publié le 1 février 2017 à 5h00 Partager
De l'Arizona où je le joins au téléphone, Tom Teves me demande si l'attaquant de la Grande Mosquée de Québec a été arrêté.
« Oui, réponds-je, dès dimanche soir.

- Alors cessez de publier son nom et sa photo, MAINTENANT. »

J'appelais Tom Teves parce qu'avec sa femme Caren, il a lancé le mouvement No Notoriety, qui milite pour que les médias cessent de glorifier involontairement les salauds comme celui de Québec, en couvrant leur vie et leurs actes de long en large.
Les Teves sont bien placés pour savoir de quoi ils parlent : leur fils Alex, 24 ans, est au nombre des 12 victimes du massacre dans un cinéma d'Aurora, au Colorado, en 2012.
« C'est ce qu'ils veulent : devenir célèbres, dit M. Teves. Ce sont pour la plupart des perdants, ils n'ont aucune emprise sur leur vie, et dans leur tête, tuer des gens leur apportera une forme de célébrité, leurs 15 minutes de gloire. »
Tom Teves m'a dit ce que le FBI répète depuis des années et ce que des chercheurs américains et européens ont pu observer en décortiquant la psyché de ces tueurs de masse et les statistiques de tueries de masse : la couverture de ces tragédies - et de leurs auteurs - cause un effet de contagion.

Traduction : les fêlés qui entrent dans des lieux publics pour abattre des gens avaient tous des modèles, modèles qu'ils admiraient et qu'ils ont cherché à émuler avant de frapper, eux aussi.
Tom Teves : « Le loser qui a tué mon fils à Aurora était obsédé par la tuerie de l'école Columbine. Il avait même conçu un fichier Excel à propos de tueries. Il a dit au psychiatre, après sa capture, que puisqu'il ne pouvait pas faire sa marque dans le milieu académique, il allait la faire en tuant des gens... »
Aux États-Unis, la campagne No Notoriety lance un défi aux médias, qui se lit comme suit :
1) Limiter la diffusion du nom de l'auteur d'un massacre, après qu'il eut été arrêté.
2) Refuser de diffuser les manifestes des tueurs et le détail de leurs motivations, pour privilégier en lieu et place les noms et les histoires des victimes et des héros d'une attaque.
3) Reconnaître que la recherche de l'infamie, d'une notoriété négative, est un facteur de motivation pour les personnes qui tuent de cette façon : la couverture médiatique accroît cette motivation.
4) Faire la promotion des experts en santé mentale et en sécurité publique qui peuvent prévenir ces massacres.
5) Reconnaître qu'une fois l'assaillant attrapé ou abattu, son nom et sa photo n'ont pas de pertinence réelle dans la couverture journalistique.
Comme journaliste, ce que suggère Tom Teves est antinomique : nous voulons publier le plus de détails possible sur les événements que nous couvrons. C'est en nous. Et c'est tellement vrai qu'en 2014, quand j'ai donné la parole au psychiatre américain Dietz Park, en croisade contre la glorification involontaire des tueurs de masse, La Presse a choisi une image d'un tueur de masse pour illustrer ma chronique, où je ne nommais pas l'individu !
« Nous sommes réalistes, dit Tom Teves. Le premier jour, c'est difficile de ne pas publier ces informations. Après ? Non. Il n'y a pas de pertinence. Après, vous pouvez, dans ces reportages, nommer la chose - je refuse de dire que ce sont des personnes - une seule fois et ne pas le répéter. Après, vous pouvez trouver des termes génériques. Moi, j'utiliserais le mot ‟lâche". Et si vous montrez sa photo, montrez-le mort ou montrez-le menotté, mais pas autrement. »
Si les médias québécois acceptaient le défi de Tom Teves et de la campagne No Notoriety, le nom du fêlé qui a attaqué la mosquée de Québec ne serait mentionné, à partir de maintenant, qu'en passant.
Sa photo ne serait plus diffusée.

Et les termes « loup solitaire » ou « tueur » ne seraient plus utilisés : des esprits troublés qui pensent commettre un massacre peuvent être motivés par ces termes qui sont connotés négativement... pour des esprits sains.
« Je vous pose la question, lance Tom Teves. À partir de maintenant, si vos médias cessent de nommer cet individu, s'ils agissaient de façon responsable et cessaient de diffuser sa photo, ça changerait quoi ? »
Je cherche une réponse, je balbutie... Tom Teves répond pour moi :

« Ça ne changerait RIEN. »

Et il fait la liste des pratiques médiatiques et journalistiques qui, ces dernières décennies, ont changé : on ne couvre plus les suicides (sauf exception), on ne nomme plus les victimes d'agressions sexuelles, des gens pris en otage en zone de guerre sont l'objet de black-out médiatiques, etc.
Traduction, bis : en continuant à nommer le coucou qui a tué six Québécois à Québec dimanche, en continuant à montrer sa photo, en continuant à lui affubler des étiquettes comme « tueur », il est fort possible que nous contribuions involontairement à sa glorification et à inspirer d'autres perdants à chercher, eux aussi, leurs 15 minutes de gloire.
Personnellement, je ne les nomme plus, quand je parle de ces événements épouvantables, comme Poly ou Dawson, ni dans cette chronique ni ailleurs.
Mais il y a tout près de zéro réflexion dans le monde journalistique québécois là-dessus, je veux dire sur la façon de couvrir ces lâches, une fois qu'ils ont été capturés ou tués. Personne ne se pose la question que Tom Teves m'a posée. On devrait.
Je demande à Tom Teves si sa campagne No Notoriety pour que les médias cessent de glorifier involontairement des fêlés a commencé l'année même de l'attaque du cinéma à Aurora, en 2012, ou bien l'année suivante...
Sa réponse : « Sir, la campagne a commencé quand j'étais en train de ramasser le corps d'Alex à la morgue. »


https://www.lapresse.ca/debats/chroniqu ... rement.php" onclick="window.open(this.href);return false;
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x-superficial-x
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Message par x-superficial-x »

Placeress a écrit : Cessons de les glorifier involontairement

PATRICK LAGACÉ
LA PRESSE

Publié le 1 février 2017 à 5h00 Partager
De l'Arizona où je le joins au téléphone, Tom Teves me demande si l'attaquant de la Grande Mosquée de Québec a été arrêté.
« Oui, réponds-je, dès dimanche soir.

- Alors cessez de publier son nom et sa photo, MAINTENANT. »

J'appelais Tom Teves parce qu'avec sa femme Caren, il a lancé le mouvement No Notoriety, qui milite pour que les médias cessent de glorifier involontairement les salauds comme celui de Québec, en couvrant leur vie et leurs actes de long en large.
Les Teves sont bien placés pour savoir de quoi ils parlent : leur fils Alex, 24 ans, est au nombre des 12 victimes du massacre dans un cinéma d'Aurora, au Colorado, en 2012.
« C'est ce qu'ils veulent : devenir célèbres, dit M. Teves. Ce sont pour la plupart des perdants, ils n'ont aucune emprise sur leur vie, et dans leur tête, tuer des gens leur apportera une forme de célébrité, leurs 15 minutes de gloire. »
Tom Teves m'a dit ce que le FBI répète depuis des années et ce que des chercheurs américains et européens ont pu observer en décortiquant la psyché de ces tueurs de masse et les statistiques de tueries de masse : la couverture de ces tragédies - et de leurs auteurs - cause un effet de contagion.

Traduction : les fêlés qui entrent dans des lieux publics pour abattre des gens avaient tous des modèles, modèles qu'ils admiraient et qu'ils ont cherché à émuler avant de frapper, eux aussi.
Tom Teves : « Le loser qui a tué mon fils à Aurora était obsédé par la tuerie de l'école Columbine. Il avait même conçu un fichier Excel à propos de tueries. Il a dit au psychiatre, après sa capture, que puisqu'il ne pouvait pas faire sa marque dans le milieu académique, il allait la faire en tuant des gens... »
Aux États-Unis, la campagne No Notoriety lance un défi aux médias, qui se lit comme suit :
1) Limiter la diffusion du nom de l'auteur d'un massacre, après qu'il eut été arrêté.
2) Refuser de diffuser les manifestes des tueurs et le détail de leurs motivations, pour privilégier en lieu et place les noms et les histoires des victimes et des héros d'une attaque.
3) Reconnaître que la recherche de l'infamie, d'une notoriété négative, est un facteur de motivation pour les personnes qui tuent de cette façon : la couverture médiatique accroît cette motivation.
4) Faire la promotion des experts en santé mentale et en sécurité publique qui peuvent prévenir ces massacres.
5) Reconnaître qu'une fois l'assaillant attrapé ou abattu, son nom et sa photo n'ont pas de pertinence réelle dans la couverture journalistique.
Comme journaliste, ce que suggère Tom Teves est antinomique : nous voulons publier le plus de détails possible sur les événements que nous couvrons. C'est en nous. Et c'est tellement vrai qu'en 2014, quand j'ai donné la parole au psychiatre américain Dietz Park, en croisade contre la glorification involontaire des tueurs de masse, La Presse a choisi une image d'un tueur de masse pour illustrer ma chronique, où je ne nommais pas l'individu !
« Nous sommes réalistes, dit Tom Teves. Le premier jour, c'est difficile de ne pas publier ces informations. Après ? Non. Il n'y a pas de pertinence. Après, vous pouvez, dans ces reportages, nommer la chose - je refuse de dire que ce sont des personnes - une seule fois et ne pas le répéter. Après, vous pouvez trouver des termes génériques. Moi, j'utiliserais le mot ‟lâche". Et si vous montrez sa photo, montrez-le mort ou montrez-le menotté, mais pas autrement. »
Si les médias québécois acceptaient le défi de Tom Teves et de la campagne No Notoriety, le nom du fêlé qui a attaqué la mosquée de Québec ne serait mentionné, à partir de maintenant, qu'en passant.
Sa photo ne serait plus diffusée.

Et les termes « loup solitaire » ou « tueur » ne seraient plus utilisés : des esprits troublés qui pensent commettre un massacre peuvent être motivés par ces termes qui sont connotés négativement... pour des esprits sains.
« Je vous pose la question, lance Tom Teves. À partir de maintenant, si vos médias cessent de nommer cet individu, s'ils agissaient de façon responsable et cessaient de diffuser sa photo, ça changerait quoi ? »
Je cherche une réponse, je balbutie... Tom Teves répond pour moi :

« Ça ne changerait RIEN. »

Et il fait la liste des pratiques médiatiques et journalistiques qui, ces dernières décennies, ont changé : on ne couvre plus les suicides (sauf exception), on ne nomme plus les victimes d'agressions sexuelles, des gens pris en otage en zone de guerre sont l'objet de black-out médiatiques, etc.
Traduction, bis : en continuant à nommer le coucou qui a tué six Québécois à Québec dimanche, en continuant à montrer sa photo, en continuant à lui affubler des étiquettes comme « tueur », il est fort possible que nous contribuions involontairement à sa glorification et à inspirer d'autres perdants à chercher, eux aussi, leurs 15 minutes de gloire.
Personnellement, je ne les nomme plus, quand je parle de ces événements épouvantables, comme Poly ou Dawson, ni dans cette chronique ni ailleurs.
Mais il y a tout près de zéro réflexion dans le monde journalistique québécois là-dessus, je veux dire sur la façon de couvrir ces lâches, une fois qu'ils ont été capturés ou tués. Personne ne se pose la question que Tom Teves m'a posée. On devrait.
Je demande à Tom Teves si sa campagne No Notoriety pour que les médias cessent de glorifier involontairement des fêlés a commencé l'année même de l'attaque du cinéma à Aurora, en 2012, ou bien l'année suivante...
Sa réponse : « Sir, la campagne a commencé quand j'étais en train de ramasser le corps d'Alex à la morgue. »


https://www.lapresse.ca/debats/chroniqu ... rement.php" onclick="window.open(this.href);return false;
Je suis tellement d'accord!!!!!
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Nikki
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Message par Nikki »

Ça reste une opinion. Une opinion qui se défend, je suis d'accord, mais une opinion pareil..

Moi c'est le contraire, je pense qu'en taisant le nom d'un agresseur/tueur/violeur, on lui préserve un anonymat qui lui permet de ne pas subir l'opprobre publique..
Déjà que dans la loi de la protection de la jeunesse, on protège les jeunes en taisant le nom de leur agresseur, et ça permet de passer pas mal sous le radar.. Je trouve souvent que cette loi préserve pas mal plus l'agresseur que l'agressé..
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Nikki
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Message par Nikki »

Moi ce qui me choque, c'est bien plus lorsque les journalistes comptent le ou les tueurs parmi les morts dans une fusillade, comme ici (À vienne, ça vient de se passer apparemment)
https://www.journaldequebec.com/2020/11 ... autriche-1" onclick="window.open(this.href);return false;
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Jannic
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Message par Jannic »

Placeress a écrit : Il me semble que ce sont des psychiatres ou autres spécialistes qui avaient indiqués que de montrer les tueurs et nommées leurs noms en boucles stimulait d’autres tueurs de faire la même chose ce pourquoi on voit souvent une répétition des atentats d’un pays à l’autre. Rarement des gens sain qui ont confiance en eux qui font ça donc c’est une façon devenir un « héros » même dans le mauvais sens. Sinon des victimes disaient qu’il y avait bcp d’exposition pour les tueurs et peu pour les victimes.

Bref, si c’est pour limiter des drames en série c’est une bonne chose
Exactement! Des personnes en grand déficit d'estime de soi, de confiance en soi, avec de grosses carences affectives et qui passent à l'acte en posant des gestes spectaculaires, seraient en quête d'une forme très toxique de reconnaissance. C'est du moins ce que j'ai entendu maintes fois lors de tels drames. On y soulignait que la forte médiatisation mettant en vedette (manière de dire) ces tueurs alimenterait justement le secret désir de d'autres personnes, elles aussi susceptibles de répondre à leur grande soif d'attention en tentant d'imiter ces tristes personnages. Est-ce que cela contreviendrait au droit à l'information? Je pense qu'il s'agit d'évaluer quel serait le moindre mal.
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Jannic
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Message par Jannic »

Nikki a écrit : Ça reste une opinion. Une opinion qui se défend, je suis d'accord, mais une opinion pareil..

Moi c'est le contraire, je pense qu'en taisant le nom d'un agresseur/tueur/violeur, on lui préserve un anonymat qui lui permet de ne pas subir l'opprobre publique..
Déjà que dans la loi de la protection de la jeunesse, on protège les jeunes en taisant le nom de leur agresseur, et ça permet de passer pas mal sous le radar.. Je trouve souvent que cette loi préserve pas mal plus l'agresseur que l'agressé..
Je suis d'accord quand c'est le commun des mortels. Ceux-ci cherchent à ne pas se faire prendre, à cacher leur crime.
Alors, l’opprobre populaire fait partie de la punition. Cela est bien différent quand on parle de tueurs de masse. Eux, ils rechercher la visibilité. La visibilité est une récompense dans leur esprit tordu. L'idée de retenir l'information sur leur identité servirait de frein pour les autres tentés de les imiter.
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Malike
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Message par Malike »

Nikki a écrit : Ça reste une opinion. Une opinion qui se défend, je suis d'accord, mais une opinion pareil..

Moi c'est le contraire, je pense qu'en taisant le nom d'un agresseur/tueur/violeur, on lui préserve un anonymat qui lui permet de ne pas subir l'opprobre publique..
Déjà que dans la loi de la protection de la jeunesse, on protège les jeunes en taisant le nom de leur agresseur, et ça permet de passer pas mal sous le radar.. Je trouve souvent que cette loi préserve pas mal plus l'agresseur que l'agressé..
:jap: Je vois la chose comme toi. Mais je ne suis pas spécialiste de la psychologie du tueur alors si des psy disent que ca peut être un incitatif pour les tueurs de masse j'imagine qu'ils savent mieux que moi, mais mis à part ces criminels bien spécifiques et rarissimes heureusement, les autres ont plus à perdre à être nommés et exposés, on le voit juste avec ceux qui sont accusés d'agressions sexuelles.
Qu'on se le dise : Chacun sa connerie!! - Claude Dubois ;)
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Nikki
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Message par Nikki »

Malike a écrit : [...]


:jap: Je vois la chose comme toi. Mais je ne suis pas spécialiste de la psychologie du tueur alors si des psy disent que ca peut être un incitatif pour les tueurs de masse j'imagine qu'ils savent mieux que moi, mais mis à part ces criminels bien spécifiques et rarissimes heureusement, les autres ont plus à perdre à être nommés et exposés, on le voit juste avec ceux qui sont accusés d'agressions sexuelles.
Anyway je ne suis pas sûre que le fait de ne pas les nommer déciderait une personne à ne pas passer à l'acte. Sincèrement je pense que ces personnes pètent une coche un moment donné et c'est ça qui est ça.
Qu'on protège les victimes, si elles ne veulent pas être nommées comme ici les blessés semblent en avoir émis le désir, et même les décédés si leur famille le souhaite ainsi, mais les criminels doivent continuer d'être identifiés ..
On la trace où la limite entre le crime où l'agresseur doit être identifié et où il ne doit pas l'être?.. Déjà je ne suis pas d'accord avec tous les psychiatres et psychologues qui se prononcent déjà sur une psychose alors qu'ils n'ont jamais eu l'occasion de rencontrer ce triste individu, et qui déroulent le tapis rouge à une éventuelle accusation réduite de non responsabilité criminelle, j'en prends et j'en laisse de ces spécialistes qui ont tous un petit mot à ajouter pour leur 15 minutes de gloire...
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Pantera72
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Message par Pantera72 »

:jap: Je suis d'accord pour le nommer mais ce qui me tape, c'est quand les médias commencent à décortiquer l'enfance, le vécu, les maladies potentielles etc. de l'agresseur mais ne disent rien des victimes que leur nom (quand la famille le permet).

C'est la surexploitation et la surpublicisation de l'agresseur, alors que les victimes sont souvent oubliés en 2 jours, qui me frustrent.

J'édite pour ajouter tous ces tralalas de supposés spécialistes en maladie mentale, qui, comme a mentionné Nikki, n'ont jamais vu le gars, devraient cesser immédiatement et gardés pour le procès.

Edit encore: j'ai donc ben de la misère avec les fautes aujourd'hui!
Dernière modification par Pantera72 le mar. nov. 03, 2020 5:15 pm, modifié 4 fois.
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Placeress
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Message par Placeress »

Les experts dans les procès c'est pas nécessairement les plus fiables..... certains sont défenses, d'autres couronnes donc ils vont y aller dans le sens de ceux qui payent leurs honoraires. Y'a qu'à voir certains témoignages de Morissette qui avait émis son expertise pour finir par avouer n'avoir jamais vu le patient et avoir pris connaissance du dossier après son témoignage. Il est pourtant encore engagé à ce jour.

Comme Malike, je me dis que si ceux qui étudient précisément les tueurs de masse disent que c'est préférable de ne pas les nommer/montrer pour éviter l'escalade d'autres tueurs de masse, bien si ça peut éviter des morts, pour ma part c'est ça qui est prioritaire. En moins qu'ils soient payés pour donner ce conseil aux médias, je vois pas quel serait leur intérêt autrement.

D'accord avec la nuance de la surexposition. Nommer son nom avec une photo versus voir plein de photos, des détails de sa vie, des témoignages d'amis de la maternelle et des voisins pendant 3 semaines, il y a une marge qui change la donne certainement.
Dernière modification par Placeress le mar. nov. 03, 2020 8:13 pm, modifié 1 fois.
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Jannic
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Message par Jannic »

https://urbania.ca/article/nommer-ou-ne ... gnsTr3BHmY" onclick="window.open(this.href);return false;
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Placeress
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Message par Placeress »

Jannic a écrit : https://urbania.ca/article/nommer-ou-ne ... gnsTr3BHmY" onclick="window.open(this.href);return false;

J’apprécie vraiment son apport à Dre Cotton. Elle s’était justement élevé contre la mauvaise utilisation des expertises psychiatriques dans les procès entre autre en lien avec les psy qui défendaient Turcotte comme étant non criminellement responsable en lien avec son diagnostique de trouble d’adaptation. Elle disait qu’à l’université un étudiant en psychiatrie qui affirme cela est recalé
Dernière modification par Placeress le mar. nov. 03, 2020 9:56 pm, modifié 1 fois.
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Re: Deux morts et cinq blessés dans le Vieux-Québec

Message par Citron500 »

Je ne crois pas que de taire le nom du responsable d'une tuerie n'aide à quoi que ce soit hormis taire des événements... Comme on essaie de faire avec plein d'autres choses... comme changer des logos sur des bouteilles parce que y'a une personne noire dessus... :gla: (bref...)

La tuerie de Columbine a eu lieu 20 avril 1999... le gars n'a pas 50 ans bordel, va-t-il falloir aussi brûler tous les articles, livres et sites internet qui parlent des anciens cas qui ont eu lieu? Car clairement, il ne s'est pas intéressé à cette affaire grâce aux médias, il faut faire un minimum de recherches, et un vouloir de faire des recherches pour se monter des documents Excel et tout... Son envie était là, que des articles existaient ou non. Le problème, c'est le manque de suivi en santé mentale chez les gens. Tout le monde vont chez le médecin à tous les ans pour leur évaluation annuelle, mais qui va chez le psychologue? Pas grand monde à mon avis! Sans parler que c'est payant.
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Re: Deux morts et cinq blessés dans le Vieux-Québec

Message par x-superficial-x »

Moi je pense qu'il faut les nommer, ce que je n'aime pas c'est l'aspect où on se met à s'intéresser à la vie du tueur de A à Z, son passé, ses tourments etc. Bref c'est le "fame" qui selon moi n'a pas sa place...
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x-superficial-x
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Message par x-superficial-x »

Pantera72 a écrit : :jap: Je suis d'accord pour le nommer mais ce qui me tape, c'est quand les médias commencent à décortiquer l'enfance, le vécu, les maladies potentielles etc. de l'agresseur mais ne disent rien des victimes que leur nom (quand la famille le permet).

C'est la surexploitation et la surpublicisation de l'agresseur, alors que les victimes sont souvent oubliés en 2 jours, qui me frustrent.

J'édite pour ajouter tous ces tralalas de supposés spécialistes en maladie mentale, qui, comme a mentionné Nikki, n'ont jamais vu le gars, devraient cesser immédiatement et gardés pour le procès.

Edit encore: j'ai donc ben de la misère avec les fautes aujourd'hui!
Exactement ce que je pense, j'aurais dû lire plus haut avant de répondre! :lol:
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