Élections fédérales 2008

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Acrux
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tipet  a écrit

Moi ce que je n'aime pas de ce texte c'est que c'est beaucoup plus facile de fesser sur le Bloc et lui attribuer tout les torts plutôt que de tenter de comprendre pourquoi il est encore aussi populaire?

Tsé, même moi en tant que souverainiste je trouve ça désolant de voir que même des gens non-souverainiste votent Bloc presque par défaut...Pourquoi? Qu'est-ce que les autres partis n'ont pas compris? Quand est-ce que quelqu'un quelque part au Canada comprendra que le québec est juste différent et que si on veut le garder faut accepter cette différence plutôt que de la voir comme une menace?  Je pense toujours que la réponse est dans ce que j'ai dit plus loin, celle qui ta beaucoup fâché...  :/

J'aime notre façon de discuter aujourd'hui alors je vais faire du mieux que je peux pour me faire le plus respectueux possible...

Je crois qu'une majorité de québécois votent pour le bloc, non parce qu'ils sont souverainiste, mais parce qu'ils s'identifient à Ducceppe et à une majorité des députés blocquistes. Pourquoi? La réponse est dans ce texte ci-haut... Le Bloc a le jeu facile, vu qu'il ne sera jamais au pouvoir, jamais il n'aura à prendre de décision difficile avec les conséquenses qui viennent avec... Jamais ils n'auront à assumer leur geste, contrairement aux partis qui sont au pouvoir. Jamais ils n'auront à faire des budgets avec des coupures pour ne pas tomber en déficit... Jamais ils n'auront à choisir entre privilégier la santé ou l'éducation par exemple...
Tout ce qu'ils ont à faire, c'est revendiquer des choses et exprimer de la frustration envers plusieurs enjeux... C'est à cette expression de frustration que les gens s'identifient à mon avis... Les gens sont tellement désillusionnés de la politique et des polititiens qu’en voir un constament exprimer sa révolte ne peut faire qu’attirer de la sympatie, les gens se voient dans ça, ils s’identifient à ça.

Du moins c’est ce que je crois…

tipet
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Acrux  a écrit Je pense toujours que la réponse est dans ce que j'ai dit plus loin, celle qui ta beaucoup fâché...  :/

J'aime notre façon de discuter aujourd'hui alors je vais faire du mieux que je peux pour me faire le plus respectueux possible...

Je crois qu'une majorité de québécois votent pour le bloc, non parce qu'ils sont souverainiste, mais parce qu'ils s'identifient à Ducceppe et à une majorité des députés blocquistes. Pourquoi? La réponse est dans ce texte ci-haut... Le Bloc a le jeu facile, vu qu'il ne sera jamais au pouvoir, jamais il n'aura à prendre de décision difficile avec les conséquenses qui viennent avec... Jamais ils n'auront à assumer leur geste, contrairement aux partis qui sont au pouvoir. Jamais ils n'auront à faire des budgets avec des coupures pour ne pas tomber en déficit... Jamais ils n'auront à choisir entre privilégier la santé ou l'éducation par exemple...
Tout ce qu'ils ont à faire, c'est revendiquer des choses et exprimer de la frustration envers plusieurs enjeux... C'est à cette expression de frustration que les gens s'identifient à mon avis... Les gens sont tellement désillusionnés de la politique et des polititiens qu’en voir un constament exprimer sa révolte ne peut faire qu’attirer de la sympatie, les gens se voient dans ça, ils s’identifient à ça.

Du moins c’est ce que je crois…



O.k admettons ça, mais encore là c'est qu'il y a un malaise quelque part. Ce n'est pas seulement depuis la création du Bloc que ce malaise, associé au québec, est là...Parce que si le Bloc sert à exprimer de la frustration, il faut quand même qu'il y ait frustration! C'est là que devrait se situer le débat. Pourquoi il y a une frustration au québec? Si au départ le Bloc fût créé pour promouvoir la souveraineté au fédéral et que maintenant ce n'est plus le cas (ce n'est pas ce que je crois mais je joue le jeu) je me refuse de seulement associer sa popularité actuelle au fait que ses électeurs veulent la facilité et votent par cynisme. Il y en a sûrement, mais 45% de la population? C'est un peu gros...

Parce que ces mêmes électeurs quand vient le temps de voter au provincial, ils le font avec coeur et convictions. Pourquoi au fédéral c'est différent? C'est pour ça que je serais bien plus portée à pointer du doigt les autres partis que le Bloc lui-même. Parce que, selon moi, si le Bloc existe encore et est aussi populaire c'est qu'il y a quelque chose à quelque part qui est mal compris...Bon ma solution serait que le québec devrait être souverain mais j'ai aucune objectivité Donc je renvois la balle aux autres partis et leur dit "Ok, offrez-nous de quoi de valable, quelque chose dans quoi on pourrait se reconnaître et avoir confiance et là on regardera de votre bord."
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Acrux  a écrit Quand ils disent : "on défend les intérêt des québécois", c'est une belle idéologie qui fonctionne...

C'est quoi le problème avec le NPD pour toi?


Pour moi seulement? Ce n'est pas un parti qui promouvoie la souveraineté du Québec Pour un non-souverainiste, je ne sais pas ce qui ne passe pas encore au québec dans son cas....Le NPD est probablement le seul parti qui pourrait rallier les électeurs du Bloc et ainsi contribuer à sa perte. À mon avis.
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Acrux
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Message par Acrux »

tipet  a écrit

O.k admettons ça, mais encore là c'est qu'il y a un malaise quelque part. Ce n'est pas seulement depuis la création du Bloc que ce malaise, associé au québec, est là...Parce que si le Bloc sert à exprimer de la frustration, il faut quand même qu'il y ait frustration! C'est là que devrait se situer le débat. Pourquoi il y a une frustration au québec? Si au départ le Bloc fût créé pour promouvoir la souveraineté au fédéral et que maintenant ce n'est plus le cas (ce n'est pas ce que je crois mais je joue le jeu) je me refuse de seulement associer sa popularité actuelle au fait que ses électeurs veulent la facilité et votent par cynisme. Il y en a sûrement, mais 45% de la population? C'est un peu gros...

Parce que ces mêmes électeurs quand vient le temps de voter au provincial, ils le font avec coeur et convictions. Pourquoi au fédéral c'est différent? C'est pour ça que je serais bien plus portée à pointer du doigt les autres partis que le Bloc lui-même. Parce que, selon moi, si le Bloc existe encore et est aussi populaire c'est qu'il y a quelque chose à quelque part qui est mal compris...Bon ma solution serait que le québec devrait être souverain mais j'ai aucune objectivité Donc je renvois la balle aux autres partis et leur dit "Ok, offrez-nous de quoi de valable, quelque chose dans quoi on pourrait se reconnaître et avoir confiance et là on regardera de votre bord."
Quand ils disent : "on défend les intérêt des québécois", c'est une belle idéologie qui fonctionne...

C'est quoi le problème avec le NPD pour toi?
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Beppo
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Message par Beppo »

Je me demande toujours et je vais toujours me poser la question suivante : « Pourquoi remettre en cause l'existence du Bloc à Ottawa alors qu'elle n'a jamais en doute l'existence de l'Alliance qui était et qui est encore aujourd'hui un parti aussi régionaliste que le Bloc? » Est-ce à penser que ce qui est bon pour les uns ne l'est pas pour les autres ou si c'est sa mentalité de coloniser qui refait surface?

Ça fait dix-huit que le Bloc gagne la bataille du Québec aux élections. Élection après élection, un majorité de députés du Bloc sont élus pour représenter le Québec à Ottawa et elle ne semble pas se questionner sur le fait. Comment se fait-il que plus d'un million de citizen of Quebec vote for them, damn?




Au plaisir!


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Acrux  a écrit Quand ils disent : "on défend les intérêt des québécois", c'est une belle idéologie qui fonctionne...

C'est quoi le problème avec le NPD pour toi?


Pourquoi tu poses la question? Si le NPD n'avait pas de problème ou était si attirant que ça pourquoi il n'arrive pas à percer? À cause du Bloc? Voyons donc! Ça fait combien d'années que ce parti là est présent à Ottawa et qu'il n'arrive pas à de meilleurs résultats? Est-ce qu'on remet en cause son existence et ses coûts?





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Le «mystère de Québec» en voie d'être résolu

Denis Lessard

La Presse


(Québec) Le 23 janvier 2006, le Parti conservateur a fait élire sept députés dans la région de la capitale provinciale. On avait alors parlé de «petite vague bleue». On avait surtout évoqué le fameux «mystère de Québec». Mais alors que l'on se rapproche de plus en plus du jour du scrutin, rien ne laisse présager que le même phénomène va se répéter. Portrait d'une région convoitée.

Dans la fébrilité du moment, cela a échappé à bien du monde. Le jour même du déclenchement des élections, le premier ministre Stephen Harper et les candidats de la région de Québec avaient attiré au plus 200 personnes dans un hôtel du centre-ville. En plein dimanche après-midi, on avait réuni surtout des personnes âgées, les familles des candidats et quelques disciples conservateurs de l'époque Mulroney.



En 2006, c'est pourtant dans cette région que Stephen Harper avait fait sa percée au Québec. Deux mois plus tôt, en décembre 2005, il était venu faire un discours important où il s'était engagé à offrir un fédéralisme beaucoup plus décentralisé. Tout de suite, Jean Charest avait multiplié les entrevues pour saluer les engagements conservateurs envers le Québec. Mario Dumont avait fait de même. Deux mois plus tard, aux élections, les conservateurs ont récolté dans la grande région de Québec et de la Beauce neuf de leurs 10 circonscrïptions québécoises (une autre devait s'ajouter au Saguenay à l'occasion d'une partielle). Cette même région allait élire, un an plus tard, autant d'adéquistes. Tout le monde s'interrogeait sur le «mystère Québec», «l'énigme» du penchant conservateur ou adéquiste de cette région.


«Le mystère Québec pourrait bien s'estomper avec ces élections», a soutenu cette semaine le coloré maire de Québec, Régis Labeaume, dans un entretien avec La Presse. «Les gens de Québec, il ne faut jamais les tenir pour acquis. On n'est pas à droite, on veut rester libres d'appuyer qui on veut», a poursuivi Labeaume. Plus souvent qu'à son tour, le maire, toujours très populaire un an après son élection, s'est frotté aux conservateurs Josée Verner et Jean-Pierre Blackburn, qui n'ont pas répondu à ses demandes d'aide financière pour la ville.

M. Labeaume - longtemps associé au PQ - a rencontré Gilles Duceppe à l'hôtel de ville en début de campagne. Stéphane Dion a suivi peu après. En fin de semaine, Stephen Harper doit participer à un rassemblement conservateur à Québec, mais personne de son entourage n'avait fait signe au maire, hier.

Jean Charest et les libéraux provinciaux n'ont pas apporté aux conservateurs le même appui qu'il y a deux ans, loin de là. Comme s'il avait les yeux fixés sur sa propre réélection, Jean Charest a pris ses distances avec son ancien parti et s'est positionné comme un défenseur des intérêts du Québec plus déterminé que Mario Dumont et Pauline Marois.

Un fond conservateur

Depuis quelques années, la région de Québec était devenue un château fort de l'Action démocratique. Bien des conseillers québécois de Stephen Harper viennent de la garde rapprochée de Mario Dumont, et ils ont poussé les conservateurs à adopter la même cible, conscients de la proximité des électeurs adéquistes et conservateurs. Mais depuis plus d'un an, l'ADQ est en clair recul dans ce bastion de Québec. Les attaques de Jean Charest sur le déséquilibre fiscal, les coupes dans les programmes culturels et le développement régional ont résonné dans toute la région.

Après le lancement hautement symbolique de leur campagne à Québec, le ciel n'a fait que s'assombrir pour les conservateurs de la région. En fin de course, les sondages convergent: trois ou quatre élus «bleus» de 2006 sont en péril et risquent de voir leur siège repasser au Bloc québécois.

Le politologue Réjean Pelletier, de l'Université Laval, explique: «À Québec, les candidats conservateurs ont été totalement absents. La ministre de la région, Josée Verner, était très faible. Finalement, les électeurs se sont dit que ces gens-là ne sont pas dignes de confiance.»

«Il y a tout de même un fond conservateur dans la région, mais il a ses limites. En 2006, les gens avaient aussi exprimé une volonté de changement, ce n'était pas seulement le conservatisme qui jouait», observe l'universitaire. Il avoue être surpris de la tendance: «Au début de la campagne, je croyais que le succès des fêtes du 400e anniversaire de la ville allait aider les conservateurs.»

Avis de recherche

Cette absence des candidats de Stephen Harper a handicapé toute la campagne conservatrice. Dans Beauport-Limoilou, la candidate bloquiste Éléonore Mainguy a fait mouche lorsqu'elle a demandé un «avis de recherche» et proposé qu'on mette sur les cartons de lait la photo de son adversaire conservatrice, Sylvie Boucher.

Analyste pour Radio-Canada à Québec, Lyne-Sylvie Perron, du cabinet de relations publiques National, observe que la recette qu'avaient adoptée les conservateurs en 2006 ne pourra fonctionner cette fois.

«Il y a deux ans, les conservateurs pouvaient gérer d'Ottawa toute la campagne, il n'y avait que des candidats inconnus. Un message, une stratégie aussi centralisés ne peuvent plus fonctionner quand on a des ministres et des députés qui doivent prendre position sur des enjeux locaux», observe Mme Perron, ex-chef de cabinet de Bernard Landry et d'André Boisclair. «L'absence des candidats conservateurs a été néfaste, et cela a été pire quand ils sont sortis en panique cette semaine», note Mme Perron.

La mine lugubre, sans annonce à faire, les candidats de la région de Québec se sont en effet regroupés pour donner une conférence de presse en cette dernière semaine de campagne. «On ne sent pas la soupe chaude», a martelé la ministre Verner tandis que, dehors, des manifestants environnementalistes se faisaient entendre bruyamment.

Semaine éprouvante pour Josée Verner

La fin de semaine dernière a été éprouvante pour Mme Verner. Elle s'est fait huer, samedi soir, après un discours très partisan, une intervention mal évaluée devant 3000 personnes réunies pour le bicentenaire de la chambre de commerce. En guerre contre la ministre de la Culture du Québec, Christine Saint-Pierre, Mme Verner a fini la campagne en croisant le fer avec le maire Labeaume, qui avait avoué familièrement, en entrevue avec Marie-France Bazzo: «Je m'entends bien avec Mme Verner, mais il y a des fois où je la battrais.»

En début de campagne, pourtant, tout semblait bien fonctionner pour les conservateurs. Dans la salle du Centre Durocher pour son investiture, la seule bloquiste à avoir survécu à la vague bleue de 2006, Christiane Gagnon, avait réuni environ 200 fidèles. Plusieurs étaient inquiets quant à ses chances. Mme Gagnon n'a pas toujours fait l'unanimité au Bloc - dans la région, bien des militants critiquaient son leadership, trop distant des enjeux locaux. En 1993, à la surprise générale, portée par la vague de Lucien Bouchard, Mme Gagnon l'avait emporté devant des adversaires coriaces, le ministre conservateur Gilles Loiselle et l'ancien maire de Québec, Jean Pelletier.

Une autre chose a échappé à bien des observateurs. Même s'il avait le vent dans les voiles, qu'il était au pouvoir et en montée dans les sondages, même dans ce terreau fertile, Stephen Harper n'a pu trouver un candidat prestigieux pour la circonscrïption de Québec, le centre nerveux de la région. La candidate est une jeune attachée politique, Myriam Taschereau, petite-fille de l'ancien premier ministre libéral. Jolie, elle est vite devenue la coqueluche de certains chroniqueurs. L'effet s'est dissipé avec ses premières déclarations. Au sujet des coupes dans les programmes culturels, elle a laissé échapper que les artistes sont «gâtés des deux côtés», par Ottawa comme par Québec. Elle a passé le reste de la campagne à soutenir qu'elle avait été citée hors contexte. À l'approche du fil d'arrivée, personne ne doute plus de la réélection de Christiane Gagnon.

Absence de plateforme

Les sondages donnent aussi perdant le député conservateur de Louis-Hébert, Luc Harvey, qui l'avait emporté par seulement 231 voix sur le Bloc il y a deux ans. Passablement arrogant, il est sorti affaibli cette semaine d'un débat avec son adversaire bloquiste Pascal-Pierre Paillé. Dans Charlesbourg, le conservateur Daniel Petit s'est aussi démarqué en soutenant que les déclarations du Bloc québécois étaient à la source des émeutes de Montréal-Nord.

Du côté libéral, peu de candidats remarquables. Dès le début de la campagne, un ancien animateur de radio, Simon Bédard, s'est fait congédier par Stéphane Dion pour des propos tenus en ondes pendant la crise autochtone de 1990. Il avait suggéré d'exterminer les mutins: «Allons-y avec l'armée et nettoyons ça une fois pour toutes.» M. Bédard n'avait pas changé d'avis en septembre dernier.

Dans Louis-Hébert, les libéraux avaient trouvé un candidat réputé en Jean Beaupré, ancien président de la chambre de commerce, du Carnaval et de Centraide. Mais les sondages ne lui donnaient aucun espoir. À Québec, des ténors libéraux prévisibles, Dennis Dawson, devenu sénateur, et Hélène Scherrer, ministre sous Paul Martin, ne sont pas montés aux barricades pour Stéphane Dion.

«Les conservateurs n'avaient pas de plateforme, n'avaient rien à offrir à Québec. C'est comme ouvrir un restaurant sans menu et se surprendre de son insuccès», observe Dominic Maurais, coanimateur de l'émission du matin à CHOI, la station populaire auprès des jeunes de la région.

«Ils ont même été incapables d'exprimer clairement qu'on allait rebâtir le Manège militaire après l'incendie. Ils sont restés dans le flou artistique d'une consultation à venir», a poursuivi M. Maurais. La station, toujours proche de l'électorat adéquiste, n'a guère ouvert ses micros aux candidats conservateurs. «Il y a beaucoup de choses dont on n'a pas parlé. Il n'y avait pas d'idées. C'est une campagne très décevante», conclut Maurais.
tipet
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Message par tipet »

Le souverainiste fédéral

Yves Boisvert

La Presse


Ce pays ne manque pas d'humour. Le meilleur leader fédéral est un souverainiste et le meilleur leader souverainiste est un politicien fédéral.

Voilà ce que je me disais au milieu de cette entrevue avec un Gilles Duceppe égal à lui-même, c'est-à-dire très bon. Ce n'était pourtant pas le plus doué ou le plus charismatique. Il semblait à l'origine plutôt dépourvu de talent brut. Rappelez-vous ses débuts, cette raideur de dialecticien et surtout cette cruelle comparaison avec le père fondateur du Bloc, Lucien Bouchard.



Tout cela appartient à un autre siècle. On peut dire de Gilles Duceppe le politicien ce qu'on dit de certains hommes d'affaires que rien ne paraissait prédestiner au succès: il s'est fait lui-même, contre toute attente. Il maîtrise ses dossiers à la perfection, il connaît tous les pièges, il sait jusqu'où aller trop loin et, quand il le fait, il plaide pour le parler vrai...


Mais surtout, il a su mine de rien moderniser le discours souverainiste. Tandis que Pauline Marois ridiculisait (avant réception) le rapport Bouchard-Taylor en le comparant à Elvis Gratton, Gilles Duceppe adoptait un ton ouvert, résolument moderne. Il rejette plusieurs des vieux ressorts de l'indépendantisme. «Je n'ai jamais utilisé le mot humiliation en parlant du Québec», insiste-t-il. À long terme, le Québec ne donne pas plus au fédéral qu'il n'en reçoit, concède-t-il, s'appuyant sur le rapport Bélanger-Campeau. Il dénonce le discours antiaméricain -notamment du NPD, un parti «qui ressemble aux travaillistes (britanniques) des années 60» (d'un ancien marxiste, l'accusation ne manque pas de piquant). Et puis, toujours, cette insistance: le Québec n'est ni meilleur ni pire que le Canada, seulement différent.

Le Bloc est-il devenu un parti fédéral permanent? Est-il devenu à ce point efficace en comités, en Chambre, qu'il fait partie des meubles - mieux, des rouages du gouvernement fédéral? Gilles Duceppe esquive. Il n'est pas à Ottawa pour faire du sabotage. La politique du pire est la pire des politiques, dit-il.

Les adversaires n'ont qu'à se forcer: «Je ne suis toujours bien pas responsable de l'impuissance des autres!»

Quand on lui demande si les sorties de Jean Charest contre le gouvernement Harper l'ont aidé, il répond que le premier ministre du Québec n'a fait que «refléter le consensus québécois».

Le consensus québécois. Voilà bien ce qu'a été l'idée maîtresse du Bloc pendant cette campagne. Se présenter comme le dépositaire de l'identité québécoise, quel que soit le sujet. Tout ramener à ça. Les idées de Stephen Harper sont attaquées par le Bloc non pas tant parce qu'elles sont mauvaises que parce qu'elles sont antiquébécoises.

Qu'il s'agisse de culture, de lutte contre la criminalité, des jeunes contrevenants, d'aide aux manufacturiers, d'environnement ou de fiscalité, tout se ramène au nationalisme québécois. C'est plus qu'un débat idéologique, c'est un débat existentiel. C'est des «valeurs» du Québec qu'il est question.

Il est allé, pendant le débat, jusqu'à tout résumer à cette vision binaire du monde: d'un côté, il y a le monde selon Harper-Bush, de l'autre... le Québec. Et ça tombe bien, c'est lui qui a décidé d'en être le porte-parole.

C'est grossier, évidemment, puisque le Bloc n'a le monopole ni de la représentation du Québec, ni de l'opposition aux conservateurs (loin d'être majoritaires hors Québec). Mais ça fonctionne à merveille. Le Bloc a réussi à devenir un refuge anticonservateur. Et puis, fédéralistes, n'ayez crainte, dit Gilles Duceppe: ce n'est pas un référendum et «je n'ai jamais prétendu que les Québécois avaient voté pour la souveraineté en élisant une majorité de bloquistes».

Certes, l'objectif demeure la souveraineté. Mais comme il n'est là qu'en l'attendant et que l'attente dure, Gilles Duceppe s'occupe de tout le reste avec le plus grand sérieux. Il a inventé le souverainisme fédéral. C'est une posture improbable, mais il l'incarne avec tant de sérénité, de permanence et de naturel qu'elle rallie encore la pluralité des Québécois.

Il avait plus de talent qu'il ne le montrait.
jumbo
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Beppo  a écrit

Pourquoi tu poses la question? Si le NPD n'avait pas de problème ou était si attirant que ça pourquoi il n'arrive pas à percer? À cause du Bloc? Voyons donc! Ça fait combien d'années que ce parti là est présent à Ottawa et qu'il n'arrive pas à de meilleurs résultats? Est-ce qu'on remet en cause son existence et ses coûts?



Mais pour moi,le NPD a 100% plus de chance de gouverner un jour que le Bloc.  ;) --Message edité par jumbo le 2008-10-11 16:49:45--

À quoi sert les lois lorsqu'il n'y a pas de JUSTICE ??


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Brousse
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Message par Brousse »

tipet  a écritMerci Nounou

C'est tellement exagéré ce texte de Lysiane Gagnon! Le Bloc québécois existe encore simplement parce que la majorité des québécois ne se reconnaissent pas dans un aucun autre parti. C'est ça le véritable problème.

Le québec est une province distincte dans le Canada et le sera toujours. Elle a des enjeux et des priorités différentes des autres provinces. Ce n'est pas la faute du Bloc ça, c'est une réalité. Si un parti fédéral comprenait vraiment ça, et quand je dis vraiment je veux dire VRAIMENT, le Bloc n'existerait même plus depuis belle lurette.  

Je suis entièrement d'accord avec toi.    
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Earendil
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Message par Earendil »

bon mon maire de ma ville qui se présente pour les conservateurs dans rivieres des milles iles

a envoyé de quoi en desespoir a ses concitoyens il doit sentir quil  sera pas elu

gentre il dit  je me serais jamais présenté  pour le parti si il degfendrais pas les valeurs du québec

il se dit pour lavortement pro choix et pour les jeunes contrevenants que le quebec a un bon systeme mais faut etre plus severe

et il a dit ce quil a faite comem realisation comme maire et quon lui avait fait confiance pendant 8 ans
https://www.youtube.com/watch?v=x6_7Mbp76jU" onclick="window.open(this.href);return false; (ont lache rien) continuons le combat
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ploloto
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Message par ploloto »

Voici ce que j'en pense

Ici dans St-Léonard, on mettrait un caniche ou un Chi wa wa comme candidat libéral, il rentrerait avec une majorité. On dirait que les gens sont tatoués libérals dès leur naissance. C'est un peu décourageant de savoir que mon vote ne sert à rien et qu'il est enseveli sous un amoncellement de votes ethniques qui tiennent à leur bulletin libéral comme s'ils étaient dans un train qui file... et qui file.. sans dérailler.  avec une vision bien ancrée non négociable, comme un mal de dent.

Le problème avec le NPD, c'est son chef, aucune envergure et quand il parle en francais, on ne comprend pas son raisonnement, c'est très ludique, on dirait tout le temps qu'il en fume du bon. Mais il n'en demeure pas moins très sympathique comme personnage.

Le problème avec le parti libéral, c'est son chef. Il est très antipathique, un nerd qui nous a fait suer dans le passé et qui tente de racheter nos votes en nous léchant avec tout ce qu'il trouve dans sa tête de poux.  Ca fait faux jeton, surtout qu'il le fait gauchement, froidement comme un vendeur de chez future shop qui tente de nous vendre sa cibolac de garantie prolongée. Dans son cas, on plaide l'honnêteté intellectuelle. Cet argument-là je ne suis plus capable.

Le problème avec le parti conservateur, c'est il nous fait peur avec ses idées anti-social démocrates. Il veut mettre de l'argent dans l'armée, la police, les prisons qu'il veut remplir. Et les arts? on coupe, c'est de gauche les arts, ca va à l'encontre d'une vision d'une société de droite.

Ils ne veulent pas tuer un embryon, la partie physique, mais une fois qu'il est né ils veulent faire de lui un militaire sans âme et sans culture. Un épais épris de religion qui fait de la morale sa culture! (vous aurez compris que je caricature)

Une chance que la démocratie veille et que le régime canadien fait en sorte qu'ils ont peu de chance de veiller tard au pouvoir!

Il ne reste que le bloc, ils sont de la famille, ils sont comme nous, ils plaident ce que nous sommes et ce que nous voulons être. Ils disent ce que nous voulons entendre.  Michael Fortier ne l'a pas compris lorsqu'il a attaqué le bloc de front. Il n'a surtout pas compris que la seule alternative qu'il nous offrait, c'était Stéphane Dion. Comme dirait l'autre, Oh My God!

Pour vendre ce frigidaire à l'esquimau que nous sommes, il s'y est mal pris!

Conclusion

S'il y avait un chef charismatique qui prone des idées qui ne nous déplaisent pas, on sauterait la clôture comme on l'a fait à de maintes occasion par séduction, par attrait de la nouveauté.

Pour le moment, Le bloc pour nous, cela reste un refuge confortable qui nous sécurise dans une mer anglophone lorsque nous n'avons pas d'autres alternatives et qui recoit toujours l'enfant prodigue que nous sommes. --Message edité par Ploloto le 2008-10-11 21:27:37--
tipet
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Message par tipet »

J'aime ton analyse Ploloto
Dan222
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Message par Dan222 »

Harper n'est pas parfait mais il a ete un très bon premier ministre et  faut admettre qu'il a fait quand même de belle choses pour le Québec,meme M Dupeppe l'a admis souvent.

et la M Duceppe a demander aujourd hui au Québécois de ne pas élire un seul candidat conservateur au quebec et il rajoute que cest pas important d'avoir des ministres au quebec.

Bizarre non comme attitude ?



























jumbo
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Message par jumbo »

Dan222  a écritHarper n'est pas parfait mais il a ete un très bon premier ministre et  faut admettre qu'il a fait quand même de belle choses pour le Québec,meme M Dupeppe l'a admis souvent.

et la M Duceppe a demander aujourd hui au Québécois de ne pas élire un seul candidat conservateur au quebec et il rajoute que cest pas important d'avoir des ministres au quebec.

Bizarre non comme attitude ?





























Ça ne fait que prouver que l'imbécilité n'a pas de limite.  

À quoi sert les lois lorsqu'il n'y a pas de JUSTICE ??


tipet
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Message par tipet »

Bien pour ma part, comme un ministre doit suivre la ligne de son parti et sa plate-forme, qu'il soit québécois ou non, je ne vois pas vraiment ce que ça change...
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Ely
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Message par Ely »

Tiens tiens... la police de Québec est à la recherche des 3 boites du scrutins qui avait fait l'objet d'un reportage vendredi passé à TVA. Tsé les boites ouvertes   Ben la ils ont perdu les 3 boites. Quelle coincidence  
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ploloto
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Message par ploloto »

Jumbo  a écrit
Mais pour moi,le NPD a 100% plus de chance de gouverner un jour que le Bloc.  ;)  

C'est comme dire: Si j'achète un billet de loterie et que l'autre non, j'ai 100% plus de chance de gagner que lui.
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ploloto
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Message par ploloto »

Jumbo  a écrit

Ça ne fait que prouver que l'imbécilité n'a pas de limite.    

Pour moi, l'imbécilité c'est d'être partisan et d'essayer de faire des entourloupettes avec des contradictions bidons.

La partisanerie a pour moi quelque chose d'agacant en soi et on dirait qu'elle fait d'un être intelligent, solide en argumentation ordinairement un vendeur de balayeuse comme passage obligé pour justifier une logique de surface
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Ely
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Message par Ely »

ploloto  a écrit

Pour moi, l'imbécilité c'est d'être partisan et d'essayer de faire des entourloupettes avec des contradictions bidons.

La partisanerie a pour moi quelque chose d'agacant en soi et on dirait qu'elle fait d'un être intelligent, solide en argumentation ordinairement un vendeur de balayeuse comme passage obligé pour justifier une logique de surface

Tu as bien raison    
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